
Organisation initiale autour d’un bien immobilier, en complément du parcours administratif officiel après décès. Ce guide ne remplace pas les démarches d’état civil, les organismes sociaux ni le conseil sur l’option successorale.
01 / Les priorités
Distinguer urgence matérielle et décision patrimoniale
Une fuite, une porte qui ferme mal ou un courrier administratif important demandent une réponse différente d’un projet de vente. Commencez par un constat simple : état du logement, occupation, accès, risque immédiat et documents à protéger. Prenez des photos datées lorsque vous êtes autorisé à entrer et conservez les factures des interventions nécessaires.
L’article 784 permet, sous ses conditions, des actes conservatoires, de surveillance et d’administration provisoire sans acceptation de la succession. Cela ne donne pas un pouvoir général de vendre les objets, vider la maison ou signer pour les autres. Lorsque l’option successorale reste incertaine, faites qualifier l’action envisagée avant d’aller au-delà de la conservation. [1][2]
| À documenter et traiter | À examiner avant engagement |
|---|---|
| Risque matériel signalé | Nature et proportion de l’intervention ; autorisations et justificatifs. |
| Courrier et documents retrouvés | Destinataire compétent ; ne pas signer à la place du défunt ou des autres. |
| Objets présents | Propriété, inventaire et accord avant don, vente ou enlèvement. |
| Projet de logement | Droits et pouvoirs avant résiliation, location ou engagement de vente. |
02 / Les interlocuteurs
Un point de contact ne devient pas seul décideur
La présence d’immobilier rend le notaire nécessaire pour la succession. Donnez-lui les références connues et signalez les documents manquants sans attendre que tout soit retrouvé. Il sera plus utile de préciser « titre non retrouvé, étude ancienne connue » que de retarder le contact jusqu’à un dossier supposé parfait. [3]
Une personne de la famille peut centraliser les informations et tenir un suivi. Distinguez ce rôle de celui d’un mandataire ayant des pouvoirs définis. Les décisions sur les biens dépendent de la nature de l’acte et des droits ; la disponibilité d’un proche ou sa proximité géographique ne lui confèrent pas tous les pouvoirs. [4]
Pour les démarches civiles, organismes sociaux, employeurs ou établissements financiers, utilisez le parcours officiel « Un proche est décédé » et les consignes des organismes. Les formalités varient selon la situation du défunt. Une checklist immobilière ne doit pas être présentée comme l’ensemble des démarches après décès. [5]
03 / Les documents
Constituer un relevé des informations connues
| Rubrique | Informations à repérer |
|---|---|
| Bien | Adresse, type, occupation, annexes et références de titre connues. |
| Personnes | Coordonnées des proches concernés et références de l’étude saisie. |
| Actes | Testament ou donation connus, acquisition, prêt, bail et autres documents utiles. |
| Dépenses | Contrats, échéances, factures et interventions ; distinguer payé et à payer. |
| Objets | Pièces et photos du contenu, objets appartenant éventuellement à des tiers. |
Conservez les originaux et travaillez sur des copies identifiées. Ne jetez pas une enveloppe ou un dossier parce qu’il paraît ancien : une correspondance peut aider à retrouver une étude, un contrat ou une assurance. Séparez les documents personnels du défunt de ceux qu’un prestataire matériel doit recevoir ; chacun n’a besoin que des informations utiles à sa mission.
04 / Le logement
Vérifier les contrats avant de les interrompre
Listez assurance, énergie, eau, entretien, copropriété et éventuelle location. Contactez les interlocuteurs pour connaître la démarche liée au décès et à l’occupation réelle. Une fermeture automatique de tous les services peut gêner la surveillance ou les diagnostics ; à l’inverse, laisser des contrats sans suivi expose à perdre de vue des dépenses. La décision doit être prise selon le logement et les instructions applicables.
Si quelqu’un habite encore sur place, identifiez le fondement de ses droits. Une occupation par le conjoint, un locataire ou un autre proche ne devient pas inexistante au décès. N’organisez ni enlèvement des effets ni remise des clés à un acquéreur sur l’hypothèse que la maison serait disponible. Faites clarifier les droits avant le programme matériel.
05 / Les prochaines étapes
Fixer les échéances puis choisir ce qui peut attendre
Demandez la date applicable à la déclaration fiscale et les éléments nécessaires au calcul. Dans le cas ordinaire d’un décès en métropole, le délai est de six mois, mais il existe des régimes particuliers. Cette échéance n’impose pas de vendre immédiatement les objets ou la maison. Elle invite à anticiper les valeurs, les dettes et la trésorerie. [6][7]
Un ordre de travail autour du bien
- PréserverBien, documents et preuves.
- IdentifierDroits, interlocuteurs et contrats.
- PlanifierÉchéances fiscales et décisions.
- ChoisirConserver, partager ou préparer une vente.




